En novembre dernier, le chef de l’Etat était attendu à Belfort pour annoncer le plan de relance du nucléaire. Il avait annoncé que la France allait se doter d’une nouvelle génération de centrales nucléaires, sans donner plus de précisions.

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Le « chantier du siècle ». C’est ainsi que l’Elysée qualifie ce qu’Emmanuel Macron va dévoiler ce jeudi depuis le territoire emblématique de Belfort . Le chef de l’Etat va y « donner sa vision sur la politique énergétique de la France jusqu’en 2050 et au-delà » et préciser tout à la fois son plan de relance du nucléaire, d’ampleur et « un cap à l’horizon 2050 » pour le développement des énergies renouvelables.

Emmanuel Macron le fera depuis le site de fabrication des turbines Arabelle, propriété de l’américain GE Steam Power System – issue de la vente des activités de l’ex-Alstom à GE scellée lorsqu’Emmanuel Macron était ministre de l’Economie.

Emmanuel Macron devrait ainsi acter solennellement ce retour de turbines stratégiques sous pavillon français.

Tout un symbole, car ce sont ces mêmes turbines qu’en 2015 Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie de François Hollande, avait décidé de faire vendre au groupe américain. Choix que ses adversaires politiques lui reprochent depuis le début du quinquennat.

La France ne construit actuellement sur son sol qu’un réacteur EPR de nouvelle génération, celui de Flamanville (Manche), qui a rencontré des déboires multiples, source de retards et rallonges budgétaires. Il devrait être mis en service dans quelques mois, à la fin de l’année 2022 après des années de retard.

Si l’objectif reste la neutralité carbone, il va donc falloir en finir avec la consommation d’énergies fossiles. Seulement, elle représente aujourd’hui presque les deux tiers des énergies en France.