Pour la première fois, un poumon de porc est transplanté chez un être humain

Une équipe de scientifiques chinois a franchi une étape historique dans le domaine des xénogreffes — c’est-à-dire la transplantation d’organes provenant d’animaux — en réussissant à greffer un poumon de porc génétiquement modifié sur un patient humain. L’organe est resté fonctionnel pendant neuf jours.

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porc

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Une avancée médicale majeure

Les résultats de cette expérimentation, publiés dans la revue Nature Medicine, révèlent que l’organe a pu fonctionner pendant environ 216 heures dans le corps du receveur. Le patient était en état de mort cérébrale, ce qui a permis de mener cette étude dans des conditions contrôlées et éthiquement acceptées.

Selon les chercheurs, le système immunitaire n’a pas immédiatement rejeté l’organe, bien qu’une réaction immunitaire progressive ait été observée, entraînant des dommages au fil des jours.

Ce succès marque un jalon dans l’histoire des xénotransplantations, même si de nombreux défis demeurent avant que ces poumons puissent être utilisés pour des patients vivants. Le principal enjeu reste la réduction des risques de rejet et d’infection à long terme.

« Bien que cette étude prouve la faisabilité d’un xénogreffe pulmonaire porc-humain, des obstacles importants persistent », soulignent les auteurs, précisant que davantage de recherches sur des patients en mort cérébrale sont nécessaires avant toute application clinique plus large.

Pourquoi le porc est privilégié ?

Les xénogreffes représentent une alternative prometteuse face à la pénurie d’organes humains. Les porcs sont les donneurs les plus étudiés en raison de la similarité morphologique et de la taille de leurs organes, proches de ceux de l’homme.

Ces dernières années, les avancées en édition génétique ont permis de limiter les risques de rejet, mais la pratique reste expérimentale. Actuellement, la majorité des essais se font sur des patients en mort cérébrale, avec l’accord des familles, pour évaluer la viabilité de la technique avant une application chez des personnes vivantes.

Un précédent dans l’histoire des xénogreffes

Si ce premier poumon de porc greffé sur un humain est inédit, d’autres organes ont déjà été testés : reins et cœurs notamment.

Un exemple marquant est celui de Richard Slayman, un Américain devenu en 2024 le premier patient vivant à recevoir un rein de porc génétiquement modifié. Il est décédé deux mois plus tard, non pas à cause de la greffe, mais des complications liées à ses maladies chroniques.

Cette réussite ouvre des perspectives considérables, mais les xénogreffes pulmonaires ne sont pas encore prêtes à remplacer les dons d’organes humains. Les chercheurs insistent sur la nécessité d’améliorer la sécurité, la tolérance immunitaire et la prévention des infections avant de franchir une nouvelle étape.