Tensions dans le Golfe : Pour Washington, le régime iranien est « à genoux » face à l’armada américaine

L’administration Trump joue son va-tout. Convaincus que le pouvoir à Téhéran est au bord de l’effondrement économique et politique, les États-Unis intensifient la pression militaire pour arracher un nouvel accord nucléaire, quitte à brandir la menace d’une intervention directe.

Le diagnostic du Département d’État est sans appel. Lors de son audition au Sénat ce mercredi, le Secrétaire d’État Marco Rubio a dressé le portrait d’un régime iranien « plus faible que jamais », étranglé par une économie en ruine et contesté par sa propre population. Selon lui, la stabilité du Guide Suprême Ali Khamenei ne tient qu’à un fil, celui d’une répression brutale qui, selon les observateurs des droits de l’homme, aurait coûté la vie à plus de 6 000 manifestants ces dernières semaines.

Par DoD photo/Photographer's Mate 3rd Class Jarod Hodge — [1], Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1183995 - Wikipedia

Par DoD photo/Photographer’s Mate 3rd Class Jarod Hodge — [1], Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1183995 – Wikipedia

« Vitesse et violence » : L’ultimatum de Trump

Pour exploiter cette fragilité supposée, Donald Trump a opté pour une démonstration de force massive. Une « immense armada », menée par le groupe aéronaval du porte-avions USS Abraham Lincoln, est arrivée dans la région lundi.

Sur son réseau social Truth Social, le président américain s’est fait menaçant, établissant un parallèle explicite avec deux événements récents :

  1. Le précédent vénézuélien : Il compare le déploiement actuel à l’opération qui a conduit à la capture récente de Nicolás Maduro, soulignant que cette flotte est « plus grande » et prête à agir avec « vitesse et violence ».

  2. L’opération « Marteau de Minuit » : Il rappelle les frappes conjointes avec Israël menées en juin dernier contre trois sites nucléaires iraniens, avertissant que la prochaine offensive serait « bien pire » si Téhéran ne revenait pas à la table des négociations.

« Le temps s’écoule. Faites un accord ! », a lancé le locataire de la Maison Blanche.

Téhéran nie toute demande de négociation

Si Washington affirme que l’Iran cherche une porte de sortie, Téhéran dément catégoriquement. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a nié toute tentative de contact avec l’envoyé spécial américain Steve Witkoff.

« Mener la diplomatie sous la menace militaire est inefficace », a-t-il déclaré à la télévision d’État. La position iranienne reste celle d’une ouverture au dialogue basée sur le « respect mutuel », mais la mission de l’Iran à l’ONU a prévenu : en cas d’erreur de calcul américaine, la République Islamique se défendra « comme jamais auparavant », se préparant, selon des sources internes, au scénario du pire, celui d’une « guerre totale ».


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