Tensions à Minneapolis : Incident diplomatique au consulat d’Équateur et « exfiltration » du chef des opérations

La situation devient intenable pour les autorités fédérales dans le Minnesota. Alors qu’un agent de l’immigration a tenté de forcer l’entrée d’une représentation diplomatique, provoquant la colère de Quito, Washington tente d’apaiser la rue en écartant le commandant controversé Gregory Bovino.

La stratégie de « force maximale » déployée par l’administration Trump à Minneapolis montre ses limites et accumule les dérapages. Ce mardi, la crise a pris une tournure internationale avec une violation présumée des protocoles diplomatiques.

Le nombre d’immigrés détenus aux États-Unis atteint un nouveau sommet, selon un quotidien américain

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L’Incident au consulat d’Équateur

Selon le ministère équatorien des Relations extérieures, un agent de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) a tenté de pénétrer dans l’enceinte du consulat de l’Équateur à Minneapolis en fin de matinée.

Le personnel diplomatique a dû s’interposer physiquement pour bloquer l’agent et activer les protocoles d’urgence afin de protéger les ressortissants présents à l’intérieur. En droit international, les consulats sont considérés comme des territoires inviolables. En réaction, la ministre équatorienne des Affaires étrangères a adressé une note de protestation officielle à l’ambassade des États-Unis, exigeant des garanties pour que « des actes de cette nature ne se répètent dans aucune représentation consulaire ».

Le commandant Bovino écarté

Parallèlement à ce fiasco diplomatique, Washington opère un nettoyage au sein de sa chaîne de commandement. Gregory Bovino, le chef de la Patrouille Frontalière chargé de superviser les opérations à Minneapolis, a été relevé de ses fonctions de « commandant en mission spéciale ».

Bien que la Maison Blanche nie tout limogeage et qualifie toujours Bovino de « pièce maîtresse », les sources du New York Times et de Reuters confirment qu’il est discrètement renvoyé vers son ancien poste en Californie, à l’approche de la retraite.

Ce transfert ressemble à une sanction déguisée suite à sa gestion calamiteuse de la mort d’Alex Pretti, l’infirmier abattu samedi dernier. Bovino avait publiquement soutenu la thèse selon laquelle la victime planifiait un « massacre », une version contredite par les faits.

L’ombre de l’affaire Pretti

Le départ de Bovino intervient alors que l’enquête journalistique met à mal la version officielle. L’analyse des vidéos par le New York Times démontre que :

  1. Alex Pretti n’a jamais dégainé son arme (il tenait un téléphone).

  2. Il a été abattu à bout portant alors qu’il était déjà immobilisé au sol par sept agents et aveuglé par du gaz poivre.

Ces révélations ont provoqué l’indignation du gouverneur du Minnesota, Tim Walz, et forcé le gouvernement fédéral à annoncer une réduction des effectifs de l’ICE dans la ville pour tenter de « désescalader » la situation.


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