Crise USA-Iran : Moscou met en garde contre les « conséquences très dangereuses » d’une action militaire
Par la Rédaction International – 29/01/2026
Alors que les tambours de guerre résonnent dans le Golfe Persique, la Russie sort de sa réserve. Le Kremlin a lancé ce jeudi un appel pressant à la désescalade, avertissant Washington qu’une frappe contre le régime iranien plongerait tout le Moyen-Orient dans le chaos.
L’ombre d’un conflit ouvert entre les États-Unis et l’Iran inquiète désormais les autres grandes puissances. Face à la surenchère verbale de ces dernières 48 heures — entre l’ultimatum nucléaire de Donald Trump et les menaces de « guerre totale » de Téhéran —, Moscou a décidé d’intervenir pour tenter de calmer le jeu.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a formellement appelé les deux parties à la retenue. « Nous appelons toutes les parties à renoncer à l’usage de la force », a-t-il déclaré lors d’un point presse. Selon lui, la diplomatie a encore son mot à dire, et « toute action coercitive ne ferait qu’engendrer le chaos […] et entraîner des conséquences très dangereuses en termes de déstabilisation du système de sécurité dans toute la région. »
Poutine en médiateur ?
La Russie, alliée historique du régime des mollahs avec lequel elle a signé un vaste accord de coopération l’an dernier, tente de jouer les médiateurs. Vladimir Poutine a récemment proposé à Washington de prolonger le traité nucléaire existant, mais Moscou affirme n’avoir reçu, pour l’heure, aucune réponse de la part de l’administration américaine.
Téhéran renforce son arsenal
Sur le terrain, la tension est palpable et l’Iran se prépare au pire. Alors que l’armada américaine (menée par le porte-avions USS Abraham Lincoln) fait route vers la région, l’agence de presse iranienne Tasnim a révélé ce jeudi que l’armée de Téhéran venait de réceptionner un lot de 1 000 drones militaires. « L’armée maintient et améliore ses avantages stratégiques pour un combat rapide et une réponse écrasante contre tout agresseur », a prévenu le commandant en chef de l’armée iranienne, Amir Hatami.
Rappel d’un face-à-face explosif
L’intervention russe survient au lendemain d’une passe d’armes d’une rare violence.
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Côté américain : Donald Trump a menacé de lancer une offensive « bien pire » que l’opération « Marteau de Minuit » (qui avait détruit des sites nucléaires iraniens l’an dernier) si Téhéran ne signait pas un nouvel accord nucléaire. « Le temps presse ! », a-t-il lancé.
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Côté iranien : Le pouvoir, déjà fragilisé par une violente contestation interne, a répondu par la voix d’Ali Shamkhani (conseiller du Guide Suprême). Ce dernier a prévenu que la moindre frappe américaine, même limitée, serait considérée comme le début d’une guerre visant non seulement les bases US, mais aussi « le cœur de Tel-Aviv ».
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a quant à lui coupé court aux rumeurs de négociations secrètes, martelant que l’Iran ne discutera jamais « sous la menace militaire ». La balle est désormais dans le camp de la diplomatie internationale pour éviter l’embrasement.
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