Affaire Pretti : Un rapport confidentiel pulvérise la version de la « légitime défense » avancée par l’administration Trump

C’est un camouflet pour la Maison Blanche. Alors que l’exécutif qualifiait l’infirmier Alex Pretti de « terroriste », un document interne du Département de la Sécurité Intérieure (DHS) envoyé au Congrès contredit frontalement le récit officiel.

Le narratif de l’administration Trump, qui tentait de justifier la mort d’Alex Pretti par une menace imminente, est en train de s’effondrer. Selon les informations révélées par le Washington Post ce mardi, le rapport officiel sur l’incident omet un détail crucial que le gouvernement martelait pourtant depuis trois jours : à aucun moment le document ne mentionne que la victime a dégainé une arme.

Ce silence administratif pèse lourd. Il contredit directement la Secrétaire à la Sécurité Intérieure, Kristi Noem, et le commandant des opérations, Gregory Bovino, qui affirmaient que l’infirmier de 37 ans s’apprêtait à commettre un « massacre » contre les agents fédéraux.

Trump et la paix il nous fait rire

Trump photo officielle

Ce que révèlent les images : Une exécution sommaire ?

Si le rapport écrit fragilise la défense du gouvernement, l’analyse forensique des vidéos par le New York Times est encore plus accablante. Loin de la fusillade décrite par les autorités, les images montrent une scène de chaos où la victime semble avoir été abattue sans sommation valable.

La reconstitution minute par minute est glaçante :

  1. L’objet en main : Alex Pretti tenait un téléphone portable, non une arme de poing, lorsqu’il s’est interposé pour protéger une femme gazée.

  2. La neutralisation : Il a été plaqué au sol et immobilisé par sept agents fédéraux.

  3. Le désarmement : Une vidéo montre un agent retirant ce qui semble être l’arme (légale) de Pretti de sa poche ou de sa ceinture, s’éloignant avec l’objet.

  4. Les tirs : Ce n’est qu’après avoir été aspergé de gaz poivre et immobilisé, alors qu’il était à genoux, qu’un agent situé juste au-dessus de lui a ouvert le feu à bout portant. Au total, une dizaine de coups de feu ont été tirés en moins de cinq secondes par deux agents distincts.

Trump acculé par ses propres alliés

Face à ces preuves, la stratégie de communication de Donald Trump a viré au chaos. Après avoir tweeté une photo de l’arme de Pretti pour tenter de le criminaliser (ignorant que l’homme disposait d’un permis de port d’arme valide), le Président se retrouve isolé. Même les groupes de défense du port d’armes, habituellement soutiens fidèles, critiquent cette tentative de justifier la mort d’un citoyen armé légalement.

Conséquence immédiate : le mot d’ordre est désormais à la « désescalade ». Washington a ordonné le retrait discret de plusieurs unités de l’ICE de Minneapolis et a muté le commandant Bovino en Californie.

La rupture avec les autorités locales

Pour le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, ces nouvelles révélations sont « révoltantes ». Il a déclaré que l’État ne faisait plus confiance au gouvernement fédéral pour mener une enquête impartiale. Même son de cloche chez le maire de Minneapolis, Jacob Frey, qui pose désormais une question qui hante la ville : « Combien d’habitants devront encore mourir pour que ces opérations cessent ? »


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