Argentine : Le Sénat valide la réforme du travail de Milei sous haute tension

Le gouvernement de Javier Milei a franchi une étape cruciale ce vendredi 27 février 2026. Malgré une forte contestation sociale dans les rues de Buenos Aires, la chambre haute a adopté le projet de loi de flexibilisation du travail par 42 voix contre 28.

C’est une victoire politique majeure pour le président ultralibéral Javier Milei. Après des heures de débats houleux et une pression syndicale intense, le Sénat argentin a définitivement adopté la réforme du travail, pierre angulaire de son programme de dérégulation économique. Le texte, qui avait déjà été amendé par les députés, part désormais sur le bureau du président pour promulgation.

Argentine Le Sénat valide la réforme du travail de Milei sous haute tension

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Un virage vers la flexibilité

Pour l’exécutif, cette loi vise à « moderniser » un marché de l’emploi jugé trop rigide. L’objectif affiché est clair : réduire les coûts pour les entreprises afin de stimuler l’embauche formelle. Parmi les mesures les plus marquantes, on retient :

  • L’extension de la période d’essai : Elle pourra désormais s’étendre de 6 à 12 mois selon la taille de l’entreprise.

  • La refonte du temps de travail : Possibilité d’atteindre 12 heures par jour via un système de compensation, sans paiement systématique d’heures supplémentaires.

  • La limitation du droit de grève : Dans les secteurs dits « essentiels », un service minimum de 50 % à 75 % est désormais obligatoire.

Une adoption sous les sifflets

L’ambiance était électrique aux abords du Congrès. Répondant à l’appel de la Frente Sindical Unida (FreSU), des milliers de manifestants ont exprimé leur colère, dénonçant un recul historique des droits sociaux. Si le gouvernement se félicite d’une « avancée historique », les syndicats, eux, ont déjà annoncé une bataille juridique devant les tribunaux pour faire invalider certains articles jugés inconstitutionnels.