Après une première saison réussie en 2025, la baignade en Seine et en Marne se projette déjà vers l’été 2026 et les années à venir.

Paris / La seine – CREDIT : Faut qu’on en parle !
Une première saison de baignade plébiscitée après les Jeux
Après la réussite des épreuves de triathlon, de natation-marathon et de para-triathlon des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, l’été 2025 a marqué une étape majeure avec l’ouverture de sites de baignade naturelle sécurisés en Seine et en Marne. Les Parisiens et Franciliens ont ainsi pu se réapproprier les cours d’eau dans un cadre encadré et sécurisé.
Un bilan présenté lors du comité de pilotage de janvier 2026
Réunis le 9 janvier 2026, les acteurs de la baignade en Seine et en Marne ont dressé un bilan détaillé de cette première saison estivale. Les échanges ont porté à la fois sur la fréquentation, la qualité de l’eau et les perspectives d’ouverture pour l’été 2026. Ces résultats sont le fruit d’un travail partenarial associant l’État, les collectivités territoriales, les acteurs de l’eau et ceux de la navigation fluviale.
Près de 150 000 baigneurs recensés en 2025
En 2025, sept sites de baignade ont été ouverts en Île-de-France, auxquels s’est ajouté un site ponctuel à Neuilly-sur-Marne. À Paris, trois sites ont accueilli le public au Bras Marie, au Port de Bercy et dans le Bras de Grenelle. Malgré une météo peu favorable en juillet, ces sites ont été ouverts en moyenne deux tiers des jours en juillet et août, attirant près de 100 000 baigneurs.
Dans le Val-de-Marne, environ 50 000 personnes ont profité des deux principaux sites de Maisons-Alfort et Joinville-le-Pont, avec un taux d’ouverture comparable à celui de Paris. Des ouvertures plus ponctuelles ont également eu lieu à Champigny-sur-Marne et à Saint-Maur-des-Fossés sur deux semaines en juillet.
Une qualité de l’eau strictement surveillée
La sécurité sanitaire a été assurée tout au long de la saison grâce à une surveillance rigoureuse de la qualité des eaux de baignade. Réalisé par les collectivités responsables, sous le contrôle de l’agence régionale de santé, ce suivi a permis de fermer temporairement certains sites lors de pics microbiologiques constatés après des épisodes pluvieux, garantissant ainsi la protection des baigneurs.
Sécurité et coexistence des usages du fleuve
La cohabitation entre les différents usages du fleuve et les zones de baignade s’est déroulée sans incident majeur. Aucun problème significatif de navigation n’a été signalé durant la saison estivale, confirmant la bonne organisation des dispositifs de sécurité.
Le plan Baignade au cœur des améliorations
Ces résultats s’inscrivent dans le cadre du plan d’amélioration de la qualité de l’eau de la Seine et de la Marne, dit plan Baignade. Depuis son lancement en 2016, ce programme a permis d’importants travaux sur les réseaux d’assainissement, le raccordement des ports et des bateaux, la création d’ouvrages de stockage par temps de pluie et la correction de mauvais branchements. L’investissement global atteint près de 1,2 milliard d’euros.
Des efforts poursuivis au-delà des Jeux
En 2025, les travaux subventionnés par l’État via l’Agence de l’eau Seine-Normandie se sont élevés à 115 millions d’euros, avec un taux moyen d’aide d’environ 60 %. En amont de Paris, les opérations se poursuivent notamment dans les copropriétés, les bailleurs sociaux et les bâtiments publics. En aval, l’objectif est de permettre l’ouverture de nouveaux sites de baignade à l’horizon 2028, avec un enjeu majeur autour du traitement des rejets de plus de 680 bateaux amarrés aux berges de la Seine.
Cap sur l’été 2026 et les années suivantes
Pour l’été 2026, les sites ouverts en 2025 seront reconduits à Paris et dans le Val-de-Marne. La Ville de Paris a toutefois décidé de déplacer le site du Bras Marie afin de mieux concilier les usages du fleuve, une nouvelle localisation étant à l’étude avec les services de l’État.
À plus long terme, des ouvertures sont envisagées entre 2027 et 2030 en amont, dans le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis et l’Essonne, ainsi qu’en aval dans les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis.

