C’est officiel : Trump va attaquer le régime de Maduro, c’est la question que tout le monde se pose depuis samedi on vous dit pourquoi.

C’est officiel : Trump va attaquer le régime de Maduro – Photo de Gemini Pro
L’étau se resserre inexorablement autour de Caracas. Ce samedi, le président des États-Unis, Donald Trump, a franchi un nouveau cap dans l’escalade verbale et militaire contre le Venezuela. Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, le locataire de la Maison Blanche a déclaré l’espace aérien vénézuélien « totalement fermé », un ultimatum qui sonne comme le prélude à une intervention militaire imminente.
La prochaine étape c’est l’émission d’un NOTAM avec une interdiction de vol sur un pays, une région. Ici, c’est une escalade qui est grave. Les USA viennent de demander que les compagnies aériennes ne survolent plus le Venezuela, c’est un peu comme Poutine avec l’Ukraine avant l’invasion.
L’ultimatum de Truth Social
« À toutes les compagnies aériennes, pilotes, trafiquants de drogue et trafiquants d’êtres humains : considérez l’espace aérien au-dessus et autour du Venezuela comme totalement fermé », a écrit Donald Trump ce matin. Ce message durcit considérablement la position de Washington. Si l’administration fédérale de l’aviation (FAA) avait déjà recommandé la « prudence » le 21 novembre dernier en raison de l’activité militaire accrue, le ton est désormais martial.
Les conséquences sont déjà visibles : plusieurs compagnies, dont la TAP portugaise, l’Avianca colombienne et la brésilienne Gol, ont suspendu leurs liaisons. En représailles, le régime de Nicolás Maduro a révoqué leurs licences, accusant ces entreprises de complicité avec le « terrorisme d’État » américain.
Vers une offensive terrestre ?
Au-delà de la guerre des airs, le Pentagone semble préparer le terrain. Selon le New York Times, Trump dispose déjà d’options militaires sur la table, incluant des frappes ciblées et la prise de contrôle des infrastructures pétrolières. Le président américain a d’ailleurs évoqué jeudi le début « très prochain » d’offensives terrestres, officiellement pour lutter contre le narcotrafic. Un déploiement massif est en cours : navires de guerre, sous-marin nucléaire et bombardiers encerclent désormais la façade caribéenne du Venezuela.
ANALYSE : L’Ukraine sacrifiée pour le front vénézuélien ?
Alors que les tambours de la guerre résonnent dans les Caraïbes, un silence pesant s’installe sur l’Europe de l’Est. Cette accélération soudaine du dossier vénézuélien soulève des questions troublantes sur la récente rencontre à Washington entre Donald Trump et le Président de l’Ukraine.
Pourquoi Donald Trump a-t-il tenu à dialoguer avec Vladimir Poutine juste avant de recevoir le leader ukrainien ? La séquence diplomatique laisse entrevoir une manœuvre cynique. Le refus obstiné de la Maison Blanche de livrer les missiles Tomahawk réclamés par Kiev n’est pas anodin. Il trahit une réalité logistique et stratégique implacable : les États-Unis n’ont pas la capacité technique ni les ressources industrielles pour soutenir simultanément deux conflits majeurs de haute intensité.
Trump souhaite visiblement que la guerre en Ukraine se termine vite, quitte à forcer la main de son allié. En pivotant brutalement vers l’Amérique latine, le président américain semble prêt à signer de nouveaux « accords de Munich » aujourd’hui. En abandonnant une partie des exigences ukrainiennes pour apaiser Moscou, Trump chercherait à se libérer les mains pour concentrer toute la puissance de feu américaine sur son véritable objectif actuel : le changement de régime à Caracas. La rencontre de Washington n’était-elle finalement qu’une mise en scène pour acter ce virage stratégique ?

