S12 E5 - DIVERSITE AMOUR BANDEAU DATE

SAISON 12 / EPISODE 5

De plus en plus visibles et audibles, les personnes LGBTQIA+ occupent aujourd’hui une place croissante dans l’espace public.

Entre conquêtes de droits, évolutions sociales et résistances, leurs parcours mettent en lumière des enjeux qui dépassent largement la seule question individuelle : identité, liberté, égalité, mais aussi éducation, santé, culture ou politique.

Pour certains, l’orientation sexuelle et l’identité de genre relèvent avant tout de la sphère intime — le droit fondamental de vivre en accord avec soi-même, d’aimer librement, sans crainte ni jugement. Pour d’autres, ces transformations interrogent notre modèle de société : comment adapter les institutions, l’école, le sport, la justice ou encore la médecine à ces nouvelles réalités ? Jusqu’où aller pour concilier inclusion et repères collectifs ?

La question s’inscrit dans un cadre plus large : celui de la reconnaissance et du respect des droits LGBTQIA+. Si des avancées notables ont été obtenues — mariage pour tous, visibilité accrue, meilleure représentation médiatique — les discriminations, les préjugés et les violences persistent.

Dans de nombreux contextes, le simple fait d’être soi reste un combat quotidien. Est-on face à une révolution sociétale ou à une évolution naturelle des mentalités ? Entre liberté individuelle et cohésion sociale, inclusion et incompréhensions, la société cherche encore son équilibre.

C’est ce débat que nous ouvrons : comprendre, écouter, confronter les points de vue.
Avec des spécialistes et des personnes concernées, nous tenterons de répondre à une question essentielle :

Diversité des genres et des amours : évolution nécessaire ou bouleversement de société ?
C’est ce vendredi 27 février, dans Faut qu’on en parle !

Les invités de l’émission :

  • Mélanie GIRE – Autrice de Daronne et lesbienne et du Guide de l’homosexualité lesbienne, militante derrière le compte @parlonslesbiennes
  • Coco – Président de l’association Trans Mission 83
  • Opale – Secrétaire de l’association Trans Mission 83
  • Nano ALLEGRE – Bénévole au sein de Trans Aide comme père aidant
  • Charly TROUVER – Bénévole au sein de Trans Aide

Les chiffres sur l’émission « Diversité des genres et des amours : évolution nécessaire ou bouleversement de société ? « 

Quel est la proportion de personnes s’identifiant comme LGBTQIA+ ?

En France, environ 10 % de la population se déclare LGBT+ (selon une enquête Ipsos) Globalement, dans l’étude mondiale correspondante, la part moyenne des adultes se déclarant LGBT+ est de 9 %. Chez les plus jeunes, ce chiffre monte : parmi les moins de 26 ans, 22 % se déclarent LGBT+ dans une enquête française TF1 INFO. Concernant la bisexualité et la pansexualité, une étude de l’INED indique qu’entre 2015 et 2023, le nombre de personnes âgées de 20 à 29 ans s’identifiant comme bi ou pansexuelles a été multiplié par un peu plus de 6 : aujourd’hui, près de 4 % des hommes et 14 % des femmes dans cette tranche d’âge se reconnaissent comme tel.

Concernant l’acceptation dans la population générale ?

En France, environ 9 personnes sur 10 affirment accepter l’homosexualité Observatoire des inégalités. Dans un sondage Pew, 77 % des Français estimaient que l’homosexualité doit être acceptée par la société (et 81 % des 18–29 ans). Parmi les générations plus âgées, l’acceptation reste forte mais légèrement plus basse : 74 % des plus de 50 ans disent accepter l’homosexualité.

Quels sont les chiffres clés sur les discriminations et les actes anti-LGBT+ ?

En 2023, les services de police et de gendarmerie ont enregistré 4 560 infractions anti-LGBT+ sur tout le territoire français (2 870 crimes ou délits + 1 690 contraventions), soit une hausse de 13 % par rapport à 2022.

Parmi ces actes, :

  • 34 % sont des injures ou diffamations.
  • Environ 20 % sont des violences physiques ou des menaces.

En 2024, on recense 3 200 victimes de crimes ou délits anti-LGBT+ en France.  En 2024, 1 700 individus ont été mis en cause pour des crimes ou délits anti-LGBT+ ; 83 % d’entre eux sont des hommes. Le dépôt de plainte reste faible : seulement 5 % des victimes d’injures anti-LGBT+ et 20 % des victimes de menaces ou violences en moyenne portent plainte

La future génération est-elle plus ouverte ?

D’ici 2030, les chercheurs estiment qu’environ 1 jeune sur 4 dans les pays occidentaux pourrait se reconnaître dans une identité ou une orientation non hétérosexuelle. En France, 22 % des 18-25 ans se déclarent déjà LGBT+, contre 10 % de la population générale — une tendance en hausse constante depuis 2010.

58 % des jeunes Français jugent que la société “n’est pas encore assez inclusive” envers les personnes LGBTQIA+.

En Europe, 62 % des moins de 30 ans estiment que “le genre n’est pas strictement binaire”.

Pour écouter les coulisses de l’émission et la suite avec nos invités, c’est ici !

Pour aller plus loin

Diversité des genres et des amours : évolution nécessaire ou bouleversement de société ?

Les questions liées aux genres et aux orientations affectives et sexuelles ne se limitent pas à des parcours individuels. Elles traversent aujourd’hui l’ensemble de la société et interrogent en profondeur nos normes, nos institutions et nos représentations collectives.

Si les personnes LGBTQIA+ ont gagné en visibilité et en reconnaissance ces dernières années, cette avancée s’accompagne de débats parfois vifs. Mariage pour tous, parentalité, identité de genre, place à l’école, dans le sport ou dans l’espace public : chaque sujet cristallise à la fois des attentes fortes et des incompréhensions persistantes.

Pour les personnes concernées, il s’agit avant tout de pouvoir vivre en accord avec soi-même, aimer librement et être respectées, sans avoir à se justifier ou à se cacher. Pour d’autres, ces évolutions questionnent les repères traditionnels et soulèvent des inquiétudes sur la cohésion sociale, le rôle des institutions ou la transmission des valeurs.

Au-delà des clivages, une réalité demeure : les discriminations, les violences et les préjugés existent encore. Dans de nombreux contextes, être soi reste un combat quotidien, parfois silencieux, souvent épuisant. Comprendre ces réalités suppose de dépasser les slogans, d’écouter les vécus et de confronter les points de vue avec nuance.

Ce débat pose alors une question centrale : assistons-nous à une rupture profonde de notre modèle de société ou à une évolution naturelle vers plus de liberté et d’égalité ? Comment concilier reconnaissance des diversités et construction d’un cadre commun partagé ?

Autant de pistes de réflexion que cet épisode de Faut qu’on en parle ! propose d’explorer, en donnant la parole à des spécialistes et à des personnes directement concernées, pour nourrir une discussion apaisée, éclairée et essentielle.