Drame aérien en Colombie : Un vol régional s’écrase avec 15 personnes à bord, aucun survivant
La Colombie est en deuil après le crash d’un avion commercial près de la frontière vénézuélienne ce mercredi. L’accident a coûté la vie à l’ensemble des passagers et de l’équipage, parmi lesquels figurait un membre du Congrès colombien.
C’est une liaison courte mais vitale qui a viré au tragique. Un appareil de la compagnie publique Satena, qui reliait la ville de Cúcuta à Ocaña (dans le département de Norte de Santander), s’est écrasé en fin de matinée, ne laissant aucune chance à ses occupants.
L’Autorité de l’Aéronautique Civile colombienne a confirmé le bilan : les 15 personnes à bord (13 passagers et 2 membres d’équipage) ont péri dans l’accident.

Beechcraft 1900 modèle d’avion
Chronologie d’un vol brisé
L’avion, un Beechcraft 1900 immatriculé HK4709, avait décollé de l’aéroport Camilo Daza de Cúcuta à 11h42 (heure locale). Le plan de vol prévoyait un trajet rapide au-dessus d’une zone au relief accidenté, avec un atterrissage programmé à Ocaña pour 12h05.
Cependant, le contact a été brutalement rompu. Selon les données des sites de suivi radar comme FlightAware, le signal de l’appareil a disparu des écrans à 11h54, soit seulement neuf minutes après son décollage et quelques instants avant l’heure prévue de son approche finale.
Une figure politique parmi les victimes
L’impact de la catastrophe a rapidement pris une dimension politique. L’équipe de communication du député Diógenes Quintero a confirmé que l’élu se trouvait à bord, accompagné de sa conseillère Natalia Acosta Salcedo.
Membre du Congrès de la République depuis 2022, Quintero était une figure active dont le mandat devait s’achever cette année. Le ministre de l’Intérieur, Armando Benedetti, a déclaré que le gouvernement suivait la situation minute par minute, en coordination étroite avec les forces de l’ordre.
Mobilisation militaire
La zone entre Cúcuta et Ocaña, bien que distante de seulement 200 kilomètres, est difficile d’accès par la route, rendant le transport aérien indispensable. Pour retrouver l’épave dans ce secteur escarpé, la compagnie Satena a activé ses protocoles d’urgence.
D’importants moyens ont été déployés : la Force Aérospatiale Colombienne, l’armée de terre et des opérateurs privés (comme l’entreprise Searca) ont mené des opérations de survol et de recherche au sol dès la perte de contact radio.
Une enquête technique a été ouverte par la Direction d’Investigation des Accidents pour déterminer les causes exactes du crash, encore inconnues à ce stade.
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