Escalade USA-Iran : Téhéran menace d’une « guerre totale » et cible Tel-Aviv en cas de frappe américaine

Le bras de fer entre Washington et Téhéran atteint un point de non-retour. Alors qu’une armada américaine fait route vers le Golfe Persique, le régime iranien prévient : la moindre incursion militaire sera interprétée comme une déclaration de guerre ouverte.

La réponse ne s’est pas fait attendre. Quelques heures seulement après les menaces explicites du président Donald Trump sur les réseaux sociaux, l’Iran a durci le ton ce mercredi. Ali Shamkhani, conseiller politique du Guide Suprême Ali Khamenei, a tracé une ligne rouge sanglante sur la plateforme X.

Par DoD photo/Photographer's Mate 3rd Class Jarod Hodge — [1], Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1183995 - Wikipedia

Par DoD photo/Photographer’s Mate 3rd Class Jarod Hodge — [1], Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1183995 – Wikipedia

« Une réponse sans précédent »

Balayant l’hypothèse d’une escarmouche tactique, le haut responsable iranien a mis en garde la Maison Blanche : « L’idée d’une attaque limitée est une illusion. Toute action militaire américaine, quelle que soit son origine ou son ampleur, sera considérée comme le début d’une guerre. »

La menace se veut dissuasive et précise. Téhéran promet une riposte « immédiate, globale et sans précédent », visant non seulement les forces américaines, mais aussi « le cœur de Tel-Aviv et tous les soutiens de l’agresseur ». Une position relayée, avec plus de nuances diplomatiques, par la mission iranienne à l’ONU, qui affirme rester ouverte au dialogue « basé sur le respect mutuel », tout en se préparant à se défendre « comme jamais auparavant ».

L’ultimatum de Trump : « Le temps presse »

À l’origine de cette flambée de tensions : une série de publications de Donald Trump sur Truth Social. Le président américain exige de l’Iran un retour immédiat à la table des négociations pour conclure un accord nucléaire « juste et équitable ».

Pour appuyer sa demande, le chef d’État américain manie le bâton :

  1. Déploiement naval : Il a confirmé l’envoi d’une « énorme armada » vers la région.

  2. Rappel du passé : Il a évoqué l’opération « Marteau de Minuit » de juin dernier (une frappe conjointe avec Israël contre trois sites nucléaires iraniens), prévenant que la prochaine offensive serait « bien pire ».

« Le temps s’écoule, c’est essentiel ! Faites un accord ! », a martelé Donald Trump, déplorant l’obstination du régime des mollahs.

Dialogue de sourds

Sur le plan diplomatique, les ponts semblent coupés. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a formellement démenti les affirmations de Trump selon lesquelles Téhéran aurait sollicité des contacts.

« Mener la diplomatie par des menaces militaires est inefficace », a déclaré le chancelier à la télévision d’État, assurant qu’il n’y a eu aucun échange avec l’envoyé spécial américain Steve Witkoff. Pour l’Iran, aucune négociation n’est envisageable tant que les États-Unis maintiendront une « diplomatie de la canonnière ».

Un régime sous pression interne

Cette crise internationale se double d’une crise domestique majeure pour l’Iran. Le régime fait face à une contestation populaire sans précédent. Donald Trump, qui surveille la situation de près, a évoqué la répression brutale des manifestations. Selon les organisations de défense des droits humains, la réponse sécuritaire de Téhéran aurait déjà coûté la vie à plus de 6 150 personnes, fragilisant la légitimité du gouvernement face à sa propre population.


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