La chaleur favorise une pollution à l’ozone dans plusieurs régions françaises, avec un air dégradé à mauvais localement.

La chaleur ne sera pas le seul danger à surveiller
Alors que la France traverse une séquence de fortes chaleurs, un autre phénomène s’installe dans plusieurs régions : la pollution à l’ozone. Ce polluant se forme notamment sous l’effet du soleil et des températures élevées, à partir d’autres polluants présents dans l’atmosphère.
En Île-de-France, Airparif prévoit une qualité de l’air majoritairement mauvaise, avec un risque de dépassement du seuil d’information et de recommandation. Les concentrations en ozone augmentent en raison du fort ensoleillement et des températures élevées.
Plusieurs régions touchées en même temps
La situation ne concerne pas seulement Paris et sa région. En Auvergne-Rhône-Alpes, Atmo indique que la qualité de l’air sera mauvaise sur une large partie du territoire, avec un seuil d’information à l’ozone pouvant être franchi autour du bassin lyonnais. Un épisode de poussières sahariennes peut aussi détériorer localement la qualité de l’air.
Dans les Hauts-de-France, l’indice de qualité de l’air est annoncé mauvais dans l’Oise et dégradé à moyen sur le reste de la région, en raison de la présence et de la formation d’ozone favorisées par la chaleur et l’ensoleillement.
En Normandie, Atmo prévoit également une qualité de l’air dégradée à mauvaise dans l’est de la région, toujours en lien avec la hausse des niveaux d’ozone.
Pourquoi l’ozone inquiète autant
Contrairement à ce que son nom peut laisser penser, l’ozone au niveau du sol n’est pas un “bon air”. Il peut provoquer une gêne respiratoire, des irritations des yeux, de la toux et aggraver les symptômes chez les personnes asthmatiques ou fragiles.
Les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes, les personnes souffrant de maladies respiratoires ou cardiovasculaires et les travailleurs exposés à l’extérieur sont les plus vulnérables.
Les bons gestes à adopter dès maintenant
Lors d’un épisode de pollution à l’ozone, les autorités recommandent de limiter les déplacements routiers lorsque cela est possible, de privilégier les transports en commun, le covoiturage, la marche ou le vélo, et d’utiliser les véhicules les moins polluants.
En Île-de-France, la préfecture recommande aussi d’abaisser la vitesse sur plusieurs axes routiers : 110 km/h sur les portions normalement limitées à 130 km/h, 90 km/h sur celles limitées à 110 km/h, et 70 km/h sur certaines routes limitées à 80 ou 90 km/h.
Pour les personnes sensibles, il est conseillé d’éviter les activités physiques intenses en plein air, surtout aux heures les plus chaudes. En cas de gêne respiratoire, il faut réduire les efforts et demander un avis médical.
Un cocktail météo qui peut durer
Cette pollution à l’ozone est directement favorisée par les conditions estivales : chaleur, soleil, vent faible ou modéré et accumulation de polluants. En Occitanie, Atmo prévoit encore un indice de qualité de l’air dégradé vendredi 19 juin en raison des concentrations en ozone.
Avec la canicule en cours, la qualité de l’air devient donc un enjeu de santé publique à part entière. Il ne suffit plus de regarder le thermomètre : il faut aussi surveiller l’air que l’on respire.

